Impacts sur Jupiter !

Vendredi 26 mai 2017, l’astronome amateur Sauveur Pedranghelu filmait Jupiter depuis Afa, en Corse du Sud, quand il a enregistré deux flashes lumineux à deux minutes d’intervalle dans l’atmosphère de Jupiter : deux impacts venaient d’avoir lieu !

Image des impacts (en haut, au milieu) sur Jupiter, le 26 mai 2017, à 19h 24min et 19h 26min TU, photographiés par Sauveur Pedranghelu, et traitée par Marc Delcroix. Crédits image : Sauveur Pedranghelu, marc Delcroix

De tels impacts ont déjà eu lieu, et ont déjà été observé et enregistré sur Jupiter. Le plus impressionnant, et celui qui restera probablement dans les annales de l’astronomie, c’est celui de l’impact de la comète D/1993 F2 (Shoemaker-Levy 9), entre le 16 et le 22 juillet 1994. Ce sont alors 23 fragments de cette comète disloquée qui vont percuter l’atmosphère de la géante gazeuse, et laisser des cicatrices observables pendant des semaines. Depuis, d’autres impacts ont été observés, ou des stigmates d’impacts (souvent des taches sombres au sommet de la masse nuageuse jovienne).

Les fragments de la comète D/1993 F2 (Shomaker-Levy 9) photographié le 17/05/1994, avant impact dans l’atmosphère de Jupiter. Crédits image : NASA/JPL/Caltech, Hubble Space Telescope

Image des cicatrices laissées par l’impact des fragments de la comète D/1993 F2 (Shomaker-Levy 9) dans l’atmosphère de Jupiter, en juillet 1994. Crédits image : NASA, Hubble Space Telescope Comet Team

Vendredi dernier, les deux impacts ont été enregistrés à environ 2 minutes d’intervalle, à 19h 24min et 19h 26min TU. Leur énergie était chacune équivalente à celle libérée par l’entrée atmosphérique de Tcheliabinsk le 15 février 2013 ! Reste maintenant à observer Jupiter et essayer de voir si on peut détecter des effets de ces événements dans l’atmosphère sous forme de taches sombres !

Jupiter est actuellement très brillante et bien visible le soir et une grande partie de la nuit, dans la constellation de la Vierge. Si vous voulez l’observer (ainsi que bien d’autres objets célestes), n’hésitez pas à réserver une soirée, matinée, ou nuit d’observation, où vous voulez, quand vous voulez !

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Le Printemps des Comètes

45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova, 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak, C/2017 E4 (Lovejoy), C/2015 V2 (Johnson)… Ces petits matricules et noms ne vous disent rien ? Alors c’est que vous avez dû manquer le début du festival des comètes du printemps ! Mais pas d’inquiétudes, rien n’est perdu, car une dernière comète traîne sa queue dans le ciel : C/2015 ER61 (Pan-STARRS) ! A vos jumelles !

La comète C/2015 ER61 (PanSTARRS), photographiée le 6 mai 2017 par Damian Peach. Crédit image : Damian Peach

Aujourd’hui, 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova est devenue une petite tâche floue insignifiante et difficile à observer, même dans des instruments de taille conséquente. 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak est quant à elle toujours observable dans la constellation de la Lyre, mais elle est très large et peu condensée : grand diamètre et grand champ indispensables pour espérer l’observer sereinement ! C/2017 E4 (Lovejoy) a également largement perdu en luminosité…

La comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak, photographiée le 5 mai 2017 par Yasushi Aoshima. Crédit image : Yasushi Aoshima, Spaceweather

Ne restent donc que : C/2015 V2 (Johnson), qui se promène actuellement dans le Bouvier, et est visible quasiment toute la nuit comme une tache floue qui continue de grimper doucement en magnitude (elle est actuellement entre magnitude +8 et +9), et surtout, la plus brillante du moment, C/2015 ER61 (Pan-STARRS) !

C/2015 V2 (Johnson), par sa position, est plus facile à observer. Elle est visible toute la nuit et relativement haute dans le ciel. issue du nuage de Oort, elle ne repasse dans le voisinage de notre planète que tous les 7 millions d’années environ… Donc profitez-en ce mois-ci, car il est peu probable que vous la revoyiez ! Une bonne paire de jumelles permet déjà de la repérer, au Nord-Est de la Tête du Bouvier, comme une boule floue cotonneuse.

La comète C/2015 V2 (Johnson), photographiée le 1er mai 2017 par Raffaele Esposito. Crédit image : Raffaele Esposito, Spaceweather

C/2015 ER61 (PanSTARRS), pourtant plus brillante d’une magnitude (elle n’est pas loin d’être à son maximum de luminosité, entre +7 et +7.5), nécessite un peu plus de recherches et d’efforts que sa camarade chevelue. Tout d’abord, parce qu’elle est localisée dans la constellation du Bélier. Et par conséquent, n’est visible que le matin. Ensuite parce qu’elle monte bien moins haut dans le ciel, puisqu’elle n’est qu’à une trentaine de degrés de hauteur, au mieux de sa visibilité, vers 3h TU. A noter que lors de sa découverte, les astronomes ont cru que cet objet était un astéroïde (d’où son matricule ER61, qui correspond à ceux donnés aux astéroïdes), avant que sa nature cométaire ne soit révélée. Et également que C/2015 ER61 (PanSTARRS) est une comète à longue période, mais plus courte quand même que C/2015 V2 (Johnson) : elle reviendra normalement dans à peu près 19 000 ans ! Mais c’est tout de même probablement la dernière occasion de l’observer cette année pour les Terriens !

Deux belles petites comètes accessibles, donc, à observer dès que la Lune nous laisse le ciel noir ! N’hésitez pas à réserver une soirée, matinée, ou nuit d’observation, où vous voulez, quand vous voulez, pour observer les deux visiteuses avant qu’elles ne repartent vers les confins du Système solaire !

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Deux comètes visibles aux jumelles !

Cela faisait longtemps que ça n’était pas arrivé ! Deux comètes sont actuellement suffisamment brillantes pour être observables aux jumelles sous un bon ciel ! Deux comètes complètement différentes, mais très intéressantes !

La première de ces deux comètes est bien connue : 41P/Tuttle-Giacobini-Kresák, découverte le 3 mai 1858, passe à proximité du Soleil tous les 5.5 ans. la dernière fois, cela a eu lieu le 12 novembre 2011, et la prochaine, le 12 avril prochain ! Mais avant de passer au périhélie, elle va passer très près de la Terre, puisque le 1er avril (dans 2 jours), elle sera à un tout petit peu plus de 21 millions de kilomètres de notre planète. A une échelle humaine, c’est éloigné, mais il n’est pas fréquent qu’une comète s’approche autant de la Terre ! Cette comète est une comète de la famille de Jupiter : après son passage au périhélie, elle va s’éloigner du Soleil jusqu’aux environs de l’orbite de cette planète géante gazeuse, avant de revenir. C’est donc une comète relativement bien connue, même si elle réserve quelques surprises : sursauts d’activité, retard sur les prévisions, etc, c’est une comète à surveiller !

Trajectoire apparente de la comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak. Crédit : Sky & Telescope

Et elle est actuellement très facile à observer, puisqu’elle est visible aux jumelles, depuis la France métropolitaine, toute la nuit ! Elle a en effet traversé la constellation de la Grande Ourse, et est actuellement dans le Dragon, donc très haut dans le ciel, ce qui la positionne idéalement pour l’observer, quelque soit le moment de la nuit ! Les dernières estimations lui confèrent une magnitude de +6.5 à +7, ce qui la rend même à l’extrême limite de visibilité à l’œil nu (certaines personnes rapportent même déjà l’avoir observée sans instrument, mais il est nécessaire d’avoir un ciel et une vision exceptionnels). Elle ressemble à une grosse boule floue (verdâtre sur les images), et elle va continuer de se déplacer en direction de la tête de la Petite Ourse dans les jours à venir.

La comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak photographiée le 27 mars 2017 par Norbert Mrozet. Crédit : Norbert Mrozet

La deuxième comète, C/2017 E4 (Lovejoy), est radicalement différente. Découverte très récemment (le 9 mars 2017, donc il y a moins d’un mois !) par un astronome amateur, Terry Lovejoy, elle n’était pas prédestinée à être très brillante. Cependant, elle va passer très (trop) près du Soleil lors de son passage au périhélie, et risque de ne pas survivre à son passage dans le Système solaire interne. Ce passage rapproché de notre étoile (le 23 avril 2017) laisse penser qu’elle pourra être relativement brillante. Les dernières observations semblent confirmer ces hypothèses. Même si on est très loin d’une comète du siècle, elle est cependant d’une luminosité comparable à 41P/Tuttle-Giacobini-Kresák (depuis qu’elle a connu un petit sursaut de luminosité, il y a 3 jours), mais se présente sous une forme bien plus condensée. Une queue a également été photographiée ces dernières nuits (attention : elle n’est pas observable en visuel aux jumelles). Et elle devrait continuer de gagner en luminosité au fur et à mesure qu’elle se rapproche du Soleil.

Image de la comète C/2017 E4 (Lovejoy) prise le 30 mars 2017 par Gianluca Masi avec le Virtual Telescope. Crédit : Gianluca Masi, Virtual Telescope

Contrairement à la comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresák, C/2017 E4 (Lovejoy) n’est visible que le matin. Elle passe actuellement de la constellation du Petit Cheval à celle de Pégase, et se présente sous la forme d’une boule floue légèrement allongée.

Trajectoire apparente de la comète C/2017 E4 (Lovejoy). Crédit : Seiichi Yoshida

 

Une comète accessible aux jumelles !

Ça y est, elle devient accessible ! La comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresák est désormais accessible aux jumelles et… elle ne se couche plus, et est donc accessible aux astronomes toute la nuit. En attendant son passage rapproché, à la fin du mois !

La comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak photographiée par Chris Schur le 16 mars 2017, alors qu’elle passait à proximité de la galaxie NGC 3198. Crédit: Spaceweather, Chris Schur

Les dernières observations sont unanimes : la comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresák brille désormais d’une magnitude d’environ +8, et elle est localisée entre les pattes avant et les pattes arrière de la constellation de la Grande Ourse ! Conséquences : elle devient désormais accessible aux jumelles, et elle est circumpolaire, c’est-à-dire qu’elle ne se lève ni ne se couche de la nuit (et du jour) ! Un avantage non-négligeable, qui permet de l’observer lorsque la Lune est absente du ciel, et au moment le plus opportun de la nuit !

Les images récentes de la belle chevelue montrent qu’elle commence à se teinter de vert, ce qui est signe qu’elle est de plus en plus proche… Et cela ne va pas s’arrêter là, puisqu’elle est en train de se rapprocher de notre planète, dont elle va s’approcher à une distance d’environ 21 millions de kilomètres les 31/03-01/04/2017. Une grande distance, mais un saut de puce à l’échelle du Système solaire ! Les prévisions les plus optimistes laissent à penser qu’elle pourrait alors être à la limite de la visibilité à l’œil nu. Nous verrons ! En attendant, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil à la petite comète qui va traverser la Grande Ourse, puis le Dragon, au cours des semaines à venir ! Et ne manquez surtout pas la rencontre de la comète avec une galaxie (M109, la galaxie de la planche de surf) et une nébuleuse planétaire (M97, la nébuleuse du Hibou) dans la nuit du 21 au 22 mars !

Comète 45P: un passage rapproché discret…

Oubliez les articles mettant en avant le passage rapproché de la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdušáková la nuit prochaine (du 10 au 11 février) avec des images de comètes flamboyantes, visibles à l’œil nu, avec des queues s’étirant sur la moitié du ciel. Car même si la comète qui doit nous rendre visite sera la 13ème plus proche jamais observée depuis environ 1950, il y a fort à parier… que presque personne ne la verra.

Dans la nuit du 10 au 11 février, la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdušáková va donc passer à moins de 13 millions de kilomètres de la Terre ! A une échelle humaine, ça paraît énorme, mais aux échelles du Système solaire, c’est un saut de puce. Un tout petit saut de puce, puisque ce passage sera le 13ème plus proche jamais observé depuis le début des observations systématiques du ciel (et donc des comètes), c’est-à-dire la moitié du XXème siècle. A noter, d’ailleurs, que le 5ème passage le plus proche est à décerner… à la même comète, qui était passée à moins 9 millions de kilomètre en août 2011 !

La comète 45P/ telle qu'elle se présentait le 31 décembre 2016. Crédit : Michael Jaeger

La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova telle qu’elle se présentait le 31 décembre 2016. Crédit : Michael Jaeger

Mais cette fois-ci, le spectacle risque fort de passer inaperçu. On est très loin des images montrant la comète telle qu’elle était mi-décembre, avec une superbe queue, et une magnitude proche de +6 qui la rendait presque visible à l’œil nu début janvier, avant qu’elle ne disparaisse du ciel, car trop proche du Soleil. Depuis son retour dans le ciel du matin, la comète s’est éloignée du Soleil : sa queue a disparu, et elle se présente désormais sous la forme d’une boule floue verdâtre moins brillante qu’attendu. Qui plus est, elle est extrêmement diffuse, et même par des cieux bien noirs (c’est-à-dire sans Lune), les observateurs ont du mal à la distinguer sur le fond de ciel. Et comme vous avez pu le lire dans l’article précédant, si la Lune s’éclipse dans la nuit du 10 au 11, c’est qu’elle est Pleine… Donc très brillante, et présente toute la nuit.

La comète 45P/ telle qu'elle se présentait le 7 février dernier. Crédit : Bill Williams

La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova telle qu’elle se présentait le 7 février dernier. Crédit : Bill Williams

Il y a donc malheureusement fort à parier que très peu arriveront à observer la belle chevelue (mais sans cheveux) la nuit prochaine. Néanmoins, l’information de son passage rapproché mérite un article ! Et il faudra désormais patienter, et attendre que la Lune veuille bien nous laisser un peu de ciel noir quand la comète est dans le ciel pour espérer l’observer de nouveau. Cela devrait arriver d’ici une petite semaine. Mais d’ici-là, la comète se sera éloignée de nous, et aura perdu en luminosité ! Des fois, le ciel ne fait pas les choses comme on l’aimerait !

La comète de Noël est de retour pour la Saint-Valentin !

Nous en avions déjà parlé au mois de décembre, puis elle avait disparu des écrans radar alors qu’elle se rapprochait du Soleil. Mais maintenant, ça y est, elle est de retour ! La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova va être de retour dans le ciel du matin, avant son passage rapproché de la Terre, le 11 février prochain !

Photographie de la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova prise par Piotr Dzikowski le 9 janvier 2017. la comète a depuis disparu du ciel, car trop proche du Soleil, mais devrait réapparaître dès maintenant dans le ciel du matin ! Crédit : Piotr Dzikowski

Photographie de la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova prise par Piotr Dzikowski le 8 janvier 2017. la comète a depuis disparu du ciel, car trop proche du Soleil, mais devrait réapparaître dès maintenant dans le ciel du matin ! Crédit : Piotr Dzikowski

Les dernières observations la concernant remontent aux soirées du 9 janvier. Depuis, la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova s’était rapproché (de manière apparente, car son passage au plus près du Soleil avait eu lieu le 31 décembre 2016) de notre étoile, et ne pouvait être observable. Mais cette période de disette va avoir une fin, puisqu’elle devrait être prochainement observable sous no cieux ! Elle va alors grimper avec une trajectoire quasi-verticale dans le ciel, et son mouvement va s’accélérer pour être maximum le 11 février prochain, date à laquelle elle passera au plus près de la Terre, à moins de 13 millions de kilomètres de notre planète. Les premières observations vont permettre de déterminer la luminosité qu’a la comète actuellement, et nous permettra peut-être d’extrapoler plus précisément sur celle qu’elle devrait avoir lors de son périgée. Dans tous les cas, ils ne faudra pas s’attendre à une comète très brillante, mais elle devrait être observable aux jumelles, même si la Lune, Pleine le 11 également (et en éclipse partielle par la pénombre), sera une gêne majeure. En attendant, il ne faut pas hésiter à tenter d’observer la petite boule floue du matin !

Une des dernières photographies de la comète C/2016 U1 (NEOWISE) prise par Jurak Hanula le 7 janvier 2017. La comète a depuis disparu du ciel, car trop proche du Soleil, mais devrait réapparaître dès lundi dans le ciel du soir...depuis l'hémisphère Sud seulement. Crédit : Juraj Hanula

Une des dernières photographies de la comète C/2016 U1 (NEOWISE) prise par Jurak Hanula le 7 janvier 2017. La comète a depuis disparu du ciel, car trop proche du Soleil, mais devrait, contre toutes attentes, réapparaître dès lundi dans le ciel du soir… depuis l’hémisphère Sud seulement. Crédit : Juraj Hanula

A noter également que, contre toutes attentes, la comète C/2016 U1 (NEOWISE), qui était également observable le matin en décembre dernier depuis nos latitudes (et jusqu’au 7 janvier), a survécu à son passage au périhélie, alors que tous les astrophysiciens imaginaient qu’elle allait se désintégrer lors de ce passage rapproché, le 14 janvier, à moins de 50 millions de kilomètres du Soleil. Elle devrait redevenir observable à partir de lundi 6 février dans le ciel du soir… mais uniquement pour les observateurs de l’hémisphère Sud !

La fin du monde arrive ? Soyez-le premier à le savoir !

C’est sous ce titre racoleur et accrocheur que le Comptoir des Étoiles lance une toute première version de ses alertes astronomiques !

alerte

Le principe est simple : vous vous inscrivez via un formulaire, et dès qu’un événement astronomique a lieu, vous recevez un message sur votre téléphone portable qui vous le signale, afin que vous soyez (presque) le premier au courant ! Mais comme nous avons tous des besoins différents, ce superbe service est modulable en fonction des besoins et des envies.

Ainsi, chacun peut définir son niveau d’alerte :

  • élevé (des messages sont envoyés uniquement en cas d’événement astronomique imprévu),
  • moyenne (des messages sont envoyés en cas d’événement astronomique imprévu, ou de grands événement astronomique (éclipse, grosse pluie d’étoiles filantes, etc.)),
  • faible (des messages sont envoyés pour tous les événements astronomiques~, c’est-à-dire à une fréquence à peu près équivalente aux articles du Comptoir).

Mais comme cet outil est génial et personnalisable, chacun peut également choisir les phénomènes pour lesquels il souhaite recevoir des alertes :

  • Soleil (éclipses, transits, activité solaire)
  • planètes (conjonctions, occultations)
  • Lune (éclipses, fins croissants)
  • Météores (pluie d’étoiles filantes, sursauts d’activité, bolides)
  • Comètes (comètes brillantes, sursauts d’activité)
  • Astéroïdes (passages rapprochés, occultations d’étoiles)
  • Étoiles (variables, novæ, supernovæ)
  • Satellites artificiels (rentrées atmosphériques, satellites spécifiques, lancements récents)

Donc si vous êtes intéressé, n’hésitez plus, l’opération prend quelques secondes, vous recevez un message confirmant votre inscription, et votre abonnement est gratuit, à vie, et sans publicité (mais si ça peut vous donner envie de venir observer avec le Comptoir des Étoiles, n’hésitez pas à réserver ;-)).

D’ailleurs, à ce propos, demain matin, un petit astéroïde d’une petite dizaine de mètre de diamètre va passer à une distance inférieure à celle de la Lune. Le petit 2017 BX a en effet été découvert le 20/01/2017 par le programme Pas-STARRS. Et il devrait passer à 0.7 fois la distance de la Lune le 25 janvier 2017, à 04h 55min TU (soit 05h 55min (heure locale française)). Vues sa taille et la géométrie du passage, il ne sera pas facilement observable depuis le Sud-Est de la France, mais d’autres  le seront à l’avenir ! Et ils sont parfois découverts quelques heures avant leur passage (voire après)… Alors ? Vous n’êtes toujours pas inscrit aux alertes ?

Orbite et position des planètes internes du Système solaire, et du petit astéroïde 2017 BX, qui devrait passer à environ 270 000 km de la Terre dans la matinée du 25/01/2017. Crédit : NASA/JPL

Orbite et position des planètes internes du Système solaire, et du petit astéroïde 2017 BX, qui devrait passer à environ 270 000 km de la Terre dans la matinée du 25/01/2017. Crédit : NASA/JPL