Saturne au plus proche pour 2017 !

Aujourd’hui, jeudi 15 juin 2017, Saturne, la planète aux Anneaux, passe à l’opposition ! Késako ? L’explication en est très simple. La conséquence, c’est qu’elle est placée au mieux pour l’observation pour cette année !

La planète Saturne, photographiée par la sonde Cassini (qui doit plonger dans son atmosphère en septembre prochain). Crédit : NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute

Moins brillante que Jupiter, qui domine le ciel par son éclat au-dessus de l’horizon Sud, mais tout de même bien présente, Saturne est déjà levée en début de nuit, au-dessus de la constellation du Scorpion (facilement reconnaissable, au-dessus de l’horizon Sud-Ouest). Depuis Ophiuchus (la seule constellation du zodiaque qui n’est pas un signe du zodiaque, entre le Scorpion et le Sagittaire), elle domine la Voie lactée et brille comme un petit point jaunâtre, qui ne scintille pas (contrairement aux étoiles).

Or, aujourd’hui (15/06/2017), Saturne passe à l’opposition. C’est-à-dire que, depuis la Terre, la planète aux anneaux est localisé à l’opposé du Soleil dans le ciel. Et un simple dessin suffira à vous en convaincre rapidement : une planète qui passe à l’opposition… est une planète qui est au plus près de la Terre ! Et même si malheureusement, Saturne ne monte pas très haut dans le ciel, son diamètre apparent sera le plus grand pour toute l’année 2017.

Nombreux sont ceux pour qui la première vision de Saturne et son fin cortège d’anneaux reste gravée dans la mémoire. Et pour cause ! Cette structure, qui fait à peine quelques dizaines de mètres d’épaisseur (la planète fait quant à elle 120 000 km de diamètre, et les anneaux, plus de 400 000 km) est très facilement visible depuis la Terre, même dans les plus petits des instruments amateurs ! Une bonne paire de jumelles grossissant un peu peut déjà révéler la forme ovoïde de l’astre (sans qu’on puisse distinguer les anneaux), et son satellite principal, Titan. Avec un petit instrument, le doute n’est plus permis, et les anneaux s’affichent déjà dans toute leur splendeur, avec la division sombre de Cassini, et plusieurs satellites deviennent observables !

La planète sera observable dans de bonnes conditions tout l’été : si vous voulez l’observer (ainsi que bien d’autres objets célestes), n’hésitez pas à réserver une soirée, matinée, ou nuit d’observation, où vous voulez, quand vous voulez ! Et si vous désirez être tenus au courant de l’actualité du ciel en continu par SMS, inscrivez-vous aux alertes astronomiques du Comptoir des Étoiles ! C’est simple, gratuit, efficace, sans publicités (et sans arrière-pensée de récupération de données ou intention commerciale, si ce n’est vous pousser à aller voir le ciel, si possible avec le Comptoir des Étoiles), et ça vous permet de recevoir un rappel pour les événements à venir (prévus ou imprévus) !

Impacts sur Jupiter !

Vendredi 26 mai 2017, l’astronome amateur Sauveur Pedranghelu filmait Jupiter depuis Afa, en Corse du Sud, quand il a enregistré deux flashes lumineux à deux minutes d’intervalle dans l’atmosphère de Jupiter : deux impacts venaient d’avoir lieu !

Image des impacts (en haut, au milieu) sur Jupiter, le 26 mai 2017, à 19h 24min et 19h 26min TU, photographiés par Sauveur Pedranghelu, et traitée par Marc Delcroix. Crédits image : Sauveur Pedranghelu, marc Delcroix

De tels impacts ont déjà eu lieu, et ont déjà été observé et enregistré sur Jupiter. Le plus impressionnant, et celui qui restera probablement dans les annales de l’astronomie, c’est celui de l’impact de la comète D/1993 F2 (Shoemaker-Levy 9), entre le 16 et le 22 juillet 1994. Ce sont alors 23 fragments de cette comète disloquée qui vont percuter l’atmosphère de la géante gazeuse, et laisser des cicatrices observables pendant des semaines. Depuis, d’autres impacts ont été observés, ou des stigmates d’impacts (souvent des taches sombres au sommet de la masse nuageuse jovienne).

Les fragments de la comète D/1993 F2 (Shomaker-Levy 9) photographié le 17/05/1994, avant impact dans l’atmosphère de Jupiter. Crédits image : NASA/JPL/Caltech, Hubble Space Telescope

Image des cicatrices laissées par l’impact des fragments de la comète D/1993 F2 (Shomaker-Levy 9) dans l’atmosphère de Jupiter, en juillet 1994. Crédits image : NASA, Hubble Space Telescope Comet Team

Vendredi dernier, les deux impacts ont été enregistrés à environ 2 minutes d’intervalle, à 19h 24min et 19h 26min TU. Leur énergie était chacune équivalente à celle libérée par l’entrée atmosphérique de Tcheliabinsk le 15 février 2013 ! Reste maintenant à observer Jupiter et essayer de voir si on peut détecter des effets de ces événements dans l’atmosphère sous forme de taches sombres !

Jupiter est actuellement très brillante et bien visible le soir et une grande partie de la nuit, dans la constellation de la Vierge. Si vous voulez l’observer (ainsi que bien d’autres objets célestes), n’hésitez pas à réserver une soirée, matinée, ou nuit d’observation, où vous voulez, quand vous voulez !

Et si vous désirez être tenus au courant de l’actualité du ciel en continu par SMS, inscrivez-vous aux alertes astronomiques du Comptoir des Étoiles ! C’est simple, gratuit, efficace, sans publicités (et sans arrière-pensée de récupération de données ou intention commerciale, si ce n’est vous pousser à aller voir le ciel, si possible avec le Comptoir des Étoiles), et ça vous permet de recevoir un rappel pour les événements à venir, et d’être les premiers au courant en cas d’événement inattendu comme ce dernier !

Rencontre de la Lune gibbeuse avec Zeus !

Cette nuit, la Lune va passer très près de la géante gazeuse du Système solaire: Jupiter (selon les Romains, ou Zeus selon les Grecs) ! Une belle occasion de repérer le phare étincelant de la plus grosse planète du Système solaire, ainsi que de pointer des jumelles ou un appareil photo vers le duo céleste !

Rapprochement serré de la Lune avec la planète géante Jupiter, dans la constellation de la Vierge, dans la nuit du 7 au 8 mai 2017. Crédit : Guillaume Cannat/Le Guide du Ciel 2016-2017/amds

Ce soir, alors que le Soleil est en train de se coucher au-dessus de l’horizon Ouest, n’hésitez pas à tourner votre tête à l’opposé du ciel, vers l’horizon Est : vous devriez voir, au-dessus de votre ligne d’horizon, une grosse Lune gibbeuse. Attendez encore un peu que le fond du ciel s’obscurcisse, au fur et à mesure que le Soleil plonge sous l’horizon opposé, et guettez un petit point lumineux, sous la Lune. Ça y est, vous l’avez ? Jupiter vous observe désormais de son unique œil, tellement brillant qu’il est actuellement l’astre le plus brillant du ciel après le Soleil (évidemment), la Lune (toujours évident) et Vénus (visible le matin uniquement).

Les deux astres sont alors tellement proches qu’il est possible de les voir dans le même champs de jumelles si vous profitez de l’occasion pour pointer cet instrument sur le duo céleste. L’occasion d’observer avec plus de détails les mers lunaires, ainsi que les plus gros cratères. Et de devinez aisément, autour de la planète Jupiter, ses 4 satellites naturels principaux : Ganymède (plus gros satellite du Système solaire) est à l’Ouest (droite) de la planète. A l’Ouest (gauche) de Jupiter, du plus proche de la planète au plus éloigné, Io et Europe, puis Callisto.

Position des 4 satellites joviens de Jupiter en milieu de nuit du 7 au 8 mai 2017. Crédit : Stellarium.

En observant notre satellite et Jupiter à plusieurs reprises au court de la nuit, vous devriez mettre en évidence le lent déplacement de la Lune sur le fond de ciel : Jupiter est immobile, et la Lune, au Nord-Ouest de la planète en début de nuit, finira au Nord-Est avant d’aller se coucher (vers 5h 30min). Notre satellite se décale en effet lentement vers l’Est, en continu ! Mouvement généralement difficilement perceptible quand il n’y a pas de repères à proximité, mais rapidement mis en évidence par des événements comme celui de cette nuit !

Un joli spectacle à admirer, donc, pour apaiser les esprits devant le grand spectacle de l’Univers !

Et si vous désirez être tenus au courant de l’actualité du ciel en continu par SMS, inscrivez-vous aux alertes astronomiques du Comptoir des Étoiles ! C’est simple, gratuit, efficace, sans publicités (et sans arrière-pensée de récupération de données ou intention commerciale, si ce n’est vous pousser à aller voir le ciel, si possible avec le Comptoir des Étoiles), et ça vous permet de recevoir un rappel pour les événements à venir, et d’être les premiers au courant en cas d’événement inattendu ! Et comme rien ne remplacera l’observation directe du ciel, vous pouvez également dès aujourd’hui réserver une soirée, matinée, ou nuit d’observation, où vous voulez, quand vous voulez !

L’œil du Taureau et le fin croissant lunaire

Si vous observez le ciel ce soir (27/04), vers 21h, après le coucher du Soleil, vous verrez un fin croissant lunaire dominé par une belle étoile rougeâtre. Cette étoile est Aldébaran, l’œil du taureau ! Mais si vous répétez l’opération le lendemain (28/04), à 21h, la Lune sera montée dans le ciel… et Aldébaran aura disparue ! Mais attendez un peu, et elle va revenir !

Rapprochement de la Lune de Mars et des étoiles du Taureau (et occultation d’Aldébaran dans la soirée du 28), les 28 et 29 avril. Crédit : Guillaume Cannat/Le Guide du Ciel 2016-2017/amds

Ce soir, après le coucher du Soleil, n’hésitez pas à chercher un horizon Ouest dégagé ! Après la Nouvelle Lune d’hier (26/04), cette dernière va doucement réapparaître dans le ciel du soir, tout d’abord sous forme d’un fin croissant, qui va prendre du volume de jour en jour. Ce soir, donc, un fin croissant lunaire sera observable légèrement au-dessus de l’horizon vers 21h-21h30. Au-dessus, des étoiles en forme de « V » : c’est l’amas d’étoiles des Hyades, qui représente le museau de la constellation du Taureau, dominé par l’éclat rougeoyant de l’un de ses yeux, Aldébaran. Un peu plus vers le Nord, vous devriez voir les Pléiades (un petit amas d’étoiles en forme de toute petite casserole) et à côté, un point rouge : la planète Mars.

Si vous revenez demain, la Lune ce sera déplacé (Mars aussi, mais le mouvement est moins rapide) ! Vous devriez la repérer plus facilement, puisqu’elle sera plus haute, et plus grosse. Par contre, A 21h, Aldébaran sera absente du ciel… Une étoile qui s’éteint ? Impossible… Mais où est-elle, alors ? Attendez un peu, armé, si possible, d’une paire de jumelles, et vous la verrez ré-apparaître ! Pointez vos jumelles vers la Lune, et à 21h 11min, un petit point lumineux va apparaître à côté de la Lune (côté éclairé) : c’est elle, Aldébaran, qui était masquée (occultée) par le disque lunaire ! Une superbe occasion de mettre en évidence le déplacement de la Lune sur le fond de ciel ! Car vous allez voir, au fur et à mesure de la soirée, que la Lune et Aldébaran vont doucement se séparer…

Vénus, étoile du soir… et du matin !

A partir d’aujourd’hui, et pendant quelques jours, Vénus devrait être le premier astre à apparaître dans le ciel du soir… et le dernier à disparaître dans le ciel du matin (si on oublie la Lune) ! Et ce alors qu’elle est très proche du Soleil ! Comment est-ce-possible ?

Dans 5 jours, le 25 mars 2017, Vénus, deuxième planète du Système solaire, va passer en « conjonction inférieure » avec le Soleil. Ce terme barbare désigne en fait simplement le fait qu’elle va passer entre le Soleil et la Terre (Vénus, comme Mercure, circulent sur des trajectoires plus proches du Soleil que la Terre). C’est ce phénomène, appelé « conjonction inférieure » qui explique son apparence actuelle : Vénus, dans un instrument d’astronomie, est actuellement très grande, et se présente sous forme d’un fin croissant, équivalent à ceux observés avec la Lune quelques dizaines d’heures avant et après la Nouvelle Lune. Ce qui est normal, puisque Vénus passant entre nous et le Soleil, elle nous présente sa face non-éclairée.

Observerons-nous donc une Nouvelle Vénus dans quelques jours, ou un passage de Vénus devant le Soleil ? Non. Les passages (« transits » de Vénus devant le Soleil sont rarissimes. Les deux derniers ont eu lieu les 8 juin 2004 et 6 juin 2012. Et les prochains auront lieu… en 2117 et 2125 ! Donc Vénus ne passera pas devant le disque solaire. Elle passera au-dessus (au Nord) du limbe de notre étoile. C’est pourquoi elle ne disparaîtra pas complètement. Qui plus est, son passage sera tellement au Nord du Soleil, qu’elle restera sous forme d’un fin croissant visible, qui va doucement passer du limbe Ouest de la planète… au limbe Est, en passant par le Sud !

Evolution du fin croissant vénusien, du 11 au 19 mars 2017, photographié par Shahrin Ahmad. On voit clairement le croissant s’affiner et se décaler vers le limbe Sud de la planète. Dans quelques jours, il aura fait une transition complète jusqu’au limbe Est ! Crédit : Shahrin Ahmad.

Et c’est à cette occasion également, que Vénus, encore surnommée par erreur « l’étoile du Berger » (car, hormis la Lune, c’est le premier objet à être visible le soir après le coucher du Soleil, ou le dernier visible avant le lever du Soleil le matin, quand elle est visible), pourra être visible le soir… et le matin ! Car elle est tellement haute, qu’elle se couchera suffisamment tard après le coucher de Soleil pour devenir visible sur le fond de ciel, et qu’elle apparaîtra le matin avant le lever du Soleil ! Cette double visibilité de Vénus sera observable jusqu’au 24.

Alors que Vénus plonge vers le Soleil dans le ciel du soir, elle s’en extirpe le matin. Résultat, la brillante planète est visible pendant 4 jours, du 20 au 24 mars, à la fois le soir et le matin ! Et elle sera d’autant plus haute le matin, qu’elle sera basse le soir… Crédit : Guillaume Cannat/Le Guide du Ciel 2016-2017/amds

Ensuite, il ne sera plus possible de l’observer dans le ciel du soir, et elle sera définitivement devenue l’astre du matin. Son croissant devrait alors reprendre de l’embonpoint petit à petit, au fur et à mesure qu’elle va s’éloigner du Soleil…

Le retour du Messager des dieux

Vous ne l’avez probablement pas encore vu… Et pourtant, il revient ! Si vous dirigez votre regard vers l’horizon ouest, après le coucher du Soleil, vous verrez l’éclatante Vénus, et, émergeant légèrement de l’horizon, un autre point brillant : c’est Mercure, qui revient dans le ciel du soir, où elle résidera jusqu’au début du mois d’avril.

Alors que l’extrêmement fin croissant de Vénus est en train de plonger en direction du Soleil (attention, le plongeon n’est qu’apparent), un petit point brillant et plus discret (il est 11 fois moins brillant) est en train, lui de s’extirper de l’horizon, pour monter dans le ciel du soir : c’est Mercure ! Qui fait donc son retour dans le ciel du soir, et sera visible jusqu’aux environs du 10 avril.

Graphique explicitant les positions relatives des planètes internes (Mercure et Vénus) par rapport à la Terre et au Soleil, et montrant l’origine des phases que l’on observe.

Comme les deux astres sont en même temps dans le ciel du soir pendant un peu moins d’une semaine, c’est l’occasion de faire un tout petit rappel sur la mécanique céleste, et un peu de comparaisons sur l’apparence de ces deux planètes internes du Système solaire (leurs orbites sont localisées entre nous et le Soleil). Vénus est actuellement sur le point de passer en conjonction inférieure : elle va passer entre nous et le Soleil dans quelques jours. Sa distance à la Terre est donc minimale, et elle nous présente sa face non-éclairée. Conséquences : son disque est très grand en diamètre apparent (puisqu’elle est proche) et elle se présente sous forme d’un croissant très fin ! Mercure, par contre, sort tout juste de sa conjonction supérieure avec le Soleil : il était à l’opposé de nous par rapport au Soleil. Conséquences : elle est petite (car bien plus éloignée, et même plus petite en diamètre réel que Vénus), et surtout, elle se présente sous forme d’un disque quasi-complet, qui va se réduire pour devenir un Dernier Quartier, début avril.

Le fin croissant de Vénus s’affine de jour en jour, alors qu’elle plonge littéralement vers le Soleil. Crédit : Raffaello Lena.

En attendant, n’hésitez pas et profitez des soirées à venir pour observer ces eux planètes plus proches du Soleil que nous dans le ciel du soir. Le rapprochement entre les deux planètes sera maximum dans la soirée de samedi 18 mars. Et même si les deux planètes seront tout de même relativement éloignée, c’est une bonne occasion d’essayer de photographier les deux sur une même image ! Horizon ouest dégagé largement recommandé et ciel transparent de rigueur !

Quand la Lune rencontre Saturne…

Demain matin, 21 février, n’hésitez pas à avancer un peu l’heure de sonnerie de votre réveil ! La Lune aura en effet rendez-vous avec le Seigneur des Anneaux du Système solaire : Saturne !

Position relatives de la Lune et de Saturne, dans les matinées du 19 au 21 février 2017, avant le lever du Soleil. Crédit : Guillaume Cannat/Le Guide du Ciel 2016-2017/amds

Position relatives de la Lune et de Saturne, dans les matinées du 19 au 21 février 2017, avant le lever du Soleil. Crédit : Guillaume Cannat/Le Guide du Ciel 2016-2017/amds

Le rapprochement était déjà sensible ce matin, mais il sera plus serré en fin de nuit du 20 au 21 février : après avoir rendu visite à Jupiter il y a quelques nuits, c’est à la deuxième planète géante gazeuse du Système solaire que notre satellite naturel va rendre visite. Moins brillante que Jupiter, aisément visible comme un point très brillant au-dessus de l’horizon Sud, Saturne sera placée sous la Lune, légèrement décalée vers l’Ouest (la droite). Et ceux qui disposent d’une paire de jumelles peuvent les diriger vers la planète : sa forme ovoïde (liée à ses superbes anneaux) et un petit point brillant (son satellite Titan) devraient alors être visibles !

Alors n’oubliez pas ! Rendez-vous demain matin, une heure et demie avant le lever du Soleil, avec votre paire d’yeux, et éventuellement un appareil photo et des jumelles !