Rencontre de la Lune gibbeuse avec Zeus !

Cette nuit, la Lune va passer très près de la géante gazeuse du Système solaire: Jupiter (selon les Romains, ou Zeus selon les Grecs) ! Une belle occasion de repérer le phare étincelant de la plus grosse planète du Système solaire, ainsi que de pointer des jumelles ou un appareil photo vers le duo céleste !

Rapprochement serré de la Lune avec la planète géante Jupiter, dans la constellation de la Vierge, dans la nuit du 7 au 8 mai 2017. Crédit : Guillaume Cannat/Le Guide du Ciel 2016-2017/amds

Ce soir, alors que le Soleil est en train de se coucher au-dessus de l’horizon Ouest, n’hésitez pas à tourner votre tête à l’opposé du ciel, vers l’horizon Est : vous devriez voir, au-dessus de votre ligne d’horizon, une grosse Lune gibbeuse. Attendez encore un peu que le fond du ciel s’obscurcisse, au fur et à mesure que le Soleil plonge sous l’horizon opposé, et guettez un petit point lumineux, sous la Lune. Ça y est, vous l’avez ? Jupiter vous observe désormais de son unique œil, tellement brillant qu’il est actuellement l’astre le plus brillant du ciel après le Soleil (évidemment), la Lune (toujours évident) et Vénus (visible le matin uniquement).

Les deux astres sont alors tellement proches qu’il est possible de les voir dans le même champs de jumelles si vous profitez de l’occasion pour pointer cet instrument sur le duo céleste. L’occasion d’observer avec plus de détails les mers lunaires, ainsi que les plus gros cratères. Et de devinez aisément, autour de la planète Jupiter, ses 4 satellites naturels principaux : Ganymède (plus gros satellite du Système solaire) est à l’Ouest (droite) de la planète. A l’Ouest (gauche) de Jupiter, du plus proche de la planète au plus éloigné, Io et Europe, puis Callisto.

Position des 4 satellites joviens de Jupiter en milieu de nuit du 7 au 8 mai 2017. Crédit : Stellarium.

En observant notre satellite et Jupiter à plusieurs reprises au court de la nuit, vous devriez mettre en évidence le lent déplacement de la Lune sur le fond de ciel : Jupiter est immobile, et la Lune, au Nord-Ouest de la planète en début de nuit, finira au Nord-Est avant d’aller se coucher (vers 5h 30min). Notre satellite se décale en effet lentement vers l’Est, en continu ! Mouvement généralement difficilement perceptible quand il n’y a pas de repères à proximité, mais rapidement mis en évidence par des événements comme celui de cette nuit !

Un joli spectacle à admirer, donc, pour apaiser les esprits devant le grand spectacle de l’Univers !

Et si vous désirez être tenus au courant de l’actualité du ciel en continu par SMS, inscrivez-vous aux alertes astronomiques du Comptoir des Étoiles ! C’est simple, gratuit, efficace, sans publicités (et sans arrière-pensée de récupération de données ou intention commerciale, si ce n’est vous pousser à aller voir le ciel, si possible avec le Comptoir des Étoiles), et ça vous permet de recevoir un rappel pour les événements à venir, et d’être les premiers au courant en cas d’événement inattendu ! Et comme rien ne remplacera l’observation directe du ciel, vous pouvez également dès aujourd’hui réserver une soirée, matinée, ou nuit d’observation, où vous voulez, quand vous voulez !

L’œil du Taureau et le fin croissant lunaire

Si vous observez le ciel ce soir (27/04), vers 21h, après le coucher du Soleil, vous verrez un fin croissant lunaire dominé par une belle étoile rougeâtre. Cette étoile est Aldébaran, l’œil du taureau ! Mais si vous répétez l’opération le lendemain (28/04), à 21h, la Lune sera montée dans le ciel… et Aldébaran aura disparue ! Mais attendez un peu, et elle va revenir !

Rapprochement de la Lune de Mars et des étoiles du Taureau (et occultation d’Aldébaran dans la soirée du 28), les 28 et 29 avril. Crédit : Guillaume Cannat/Le Guide du Ciel 2016-2017/amds

Ce soir, après le coucher du Soleil, n’hésitez pas à chercher un horizon Ouest dégagé ! Après la Nouvelle Lune d’hier (26/04), cette dernière va doucement réapparaître dans le ciel du soir, tout d’abord sous forme d’un fin croissant, qui va prendre du volume de jour en jour. Ce soir, donc, un fin croissant lunaire sera observable légèrement au-dessus de l’horizon vers 21h-21h30. Au-dessus, des étoiles en forme de « V » : c’est l’amas d’étoiles des Hyades, qui représente le museau de la constellation du Taureau, dominé par l’éclat rougeoyant de l’un de ses yeux, Aldébaran. Un peu plus vers le Nord, vous devriez voir les Pléiades (un petit amas d’étoiles en forme de toute petite casserole) et à côté, un point rouge : la planète Mars.

Si vous revenez demain, la Lune ce sera déplacé (Mars aussi, mais le mouvement est moins rapide) ! Vous devriez la repérer plus facilement, puisqu’elle sera plus haute, et plus grosse. Par contre, A 21h, Aldébaran sera absente du ciel… Une étoile qui s’éteint ? Impossible… Mais où est-elle, alors ? Attendez un peu, armé, si possible, d’une paire de jumelles, et vous la verrez ré-apparaître ! Pointez vos jumelles vers la Lune, et à 21h 11min, un petit point lumineux va apparaître à côté de la Lune (côté éclairé) : c’est elle, Aldébaran, qui était masquée (occultée) par le disque lunaire ! Une superbe occasion de mettre en évidence le déplacement de la Lune sur le fond de ciel ! Car vous allez voir, au fur et à mesure de la soirée, que la Lune et Aldébaran vont doucement se séparer…

Observez un astéroïde géocroiseur le 19 avril !

L’espace interplanétaire est vide, mais pas si vide que cela : entre les corps principaux du Système solaire circule un nombre incalculable d’objets, dont la taille varie entre celle d’un grain de sable à celle d’un petit bus… Et ils arrivent que certains d’entre eux soient amenés à passer à proximité de la Terre : ce sont les géocroiseurs. Et le 19 avril prochain, l’un d’eux sera observable dans des instruments astronomiques amateurs !

Toutes les nuits, les curieux du ciel qui lèvent les yeux vers le ciel peuvent espérer apercevoir quelques fugitifs traits lumineux dans le ciel : les météores (synonyme d’étoiles filantes). Ces dernières signalent les derniers instants d’un grain de poussière interplanétaire qui vient de pénétrer à très grande vitesse l’atmosphère de la Terre, où il se sublime rapidement, laissant derrière lui une traînée lumineuse…

Parfois, ces météores sont un peu plus brillants. Voire même très brillants, comme à Tcheliabinsk, le 18 février 2013, lorsqu’un objet d’une quinzaine de mètres de diamètre a fait une rentrée atmosphérique remarquée.

C’est un objet du même type, mais un peut plus petit (3 à 6 m de diamètre) qui est passé très près de notre planète le 4 avril dernier. Le petit astéroïde géocroiseur 2017 GM a été découvert quelques heures avant son passage à moins de 10 000 km de la Terre (soit moins haut que les satellites géostationnaires, qui sont eux à 36 000 km d’altitude), le 4 avril, à 10h 31min TU ! S’il était rentré dans l’atmosphère terrestre, nous aurions alors eu droit à un superbe météore, moins brillant tout de même que celui de Tcheliabinsk, mais qui aurait pu permettre de lancer une chasse aux météorites (s’il avait eu lieu au-dessus des terres émergées et habitées).

Image de synthèse montrant la trajectoire du petit astéroïde 2017 GM lors de son passage rapproché de notre planète, le 4 avril 2017. Il est alors passé à l’intérieur de l’orbite les satellites géostationnaires, représentés sur l’image par un cercle blanc.
Crédit : NASA/CNEOS

Le 19 avril prochain, un autre astéroïde géocroiseur va venir rendre visite à la Terre. Celui-ci sera bien plus gros que 2017 GM, puisqu’il fait pas loin de 1 km de diamètre (entre 0.6 et 1.4 km) ! Par contre, il sera bien plus éloigné, car il passera à la distance respectable de près de 2 millions de kilomètres de notre planète (donc 200 fois plus loin que 2017 GM). Cet astéroïde, 2014 JO25, a également été découvert bien plus tôt, puisque sa découverte remonte en mai 2014, grâce au Catalina Sky Survey (à l’origine également de la découverte de 2017 GM).

Si les risques d’une collision avec la Terre sont nuls, cette rencontre avec un astéroïde de cette taille n’est pas banale, puisque la dernière remonte à septembre 2004 (avec l’astéroïde (4179) Toutatis, de 2 à 4 km de diamètre), et que la prochaine ne devrait pas avoir lieu (sauf découverte) avant 2027, lorsque 1999 AN10 (800 m de diamètre) passera à moins de 400 000 km de la Terre. Et qui plus est, les dimensions estimées de 2014 JO25 sont telles que son passage devrait être observable avec des moyens amateurs dans la soirée du 19 avril, alors qu’il sera à son point le plus proche de la Terre !

N’hésitez donc pas à réserver dès maintenant une soirée d’observation avec le Comptoir des Étoiles si vous voulez venir observer le petit point de 2014 JO25 filer dans l’espace sur fond de ciel étoilé ! Commençant à 21h (lieu à définir en fonction des réservations), sera accompagnée du découverte du ciel (constellations, mythologie), ainsi que de l’observation d’autres objets bien plus éloignés (Jupiter, Mars, amas d’étoiles, nébuleuses et galaxies). Et n’hésitez pas à vous abonner aux alertes astronomiques si vous voulez être mis au courant le plus rapidement possible dès qu’un futur géocroiseur nouvellement découvert est observable !

Deux comètes visibles aux jumelles !

Cela faisait longtemps que ça n’était pas arrivé ! Deux comètes sont actuellement suffisamment brillantes pour être observables aux jumelles sous un bon ciel ! Deux comètes complètement différentes, mais très intéressantes !

La première de ces deux comètes est bien connue : 41P/Tuttle-Giacobini-Kresák, découverte le 3 mai 1858, passe à proximité du Soleil tous les 5.5 ans. la dernière fois, cela a eu lieu le 12 novembre 2011, et la prochaine, le 12 avril prochain ! Mais avant de passer au périhélie, elle va passer très près de la Terre, puisque le 1er avril (dans 2 jours), elle sera à un tout petit peu plus de 21 millions de kilomètres de notre planète. A une échelle humaine, c’est éloigné, mais il n’est pas fréquent qu’une comète s’approche autant de la Terre ! Cette comète est une comète de la famille de Jupiter : après son passage au périhélie, elle va s’éloigner du Soleil jusqu’aux environs de l’orbite de cette planète géante gazeuse, avant de revenir. C’est donc une comète relativement bien connue, même si elle réserve quelques surprises : sursauts d’activité, retard sur les prévisions, etc, c’est une comète à surveiller !

Trajectoire apparente de la comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak. Crédit : Sky & Telescope

Et elle est actuellement très facile à observer, puisqu’elle est visible aux jumelles, depuis la France métropolitaine, toute la nuit ! Elle a en effet traversé la constellation de la Grande Ourse, et est actuellement dans le Dragon, donc très haut dans le ciel, ce qui la positionne idéalement pour l’observer, quelque soit le moment de la nuit ! Les dernières estimations lui confèrent une magnitude de +6.5 à +7, ce qui la rend même à l’extrême limite de visibilité à l’œil nu (certaines personnes rapportent même déjà l’avoir observée sans instrument, mais il est nécessaire d’avoir un ciel et une vision exceptionnels). Elle ressemble à une grosse boule floue (verdâtre sur les images), et elle va continuer de se déplacer en direction de la tête de la Petite Ourse dans les jours à venir.

La comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak photographiée le 27 mars 2017 par Norbert Mrozet. Crédit : Norbert Mrozet

La deuxième comète, C/2017 E4 (Lovejoy), est radicalement différente. Découverte très récemment (le 9 mars 2017, donc il y a moins d’un mois !) par un astronome amateur, Terry Lovejoy, elle n’était pas prédestinée à être très brillante. Cependant, elle va passer très (trop) près du Soleil lors de son passage au périhélie, et risque de ne pas survivre à son passage dans le Système solaire interne. Ce passage rapproché de notre étoile (le 23 avril 2017) laisse penser qu’elle pourra être relativement brillante. Les dernières observations semblent confirmer ces hypothèses. Même si on est très loin d’une comète du siècle, elle est cependant d’une luminosité comparable à 41P/Tuttle-Giacobini-Kresák (depuis qu’elle a connu un petit sursaut de luminosité, il y a 3 jours), mais se présente sous une forme bien plus condensée. Une queue a également été photographiée ces dernières nuits (attention : elle n’est pas observable en visuel aux jumelles). Et elle devrait continuer de gagner en luminosité au fur et à mesure qu’elle se rapproche du Soleil.

Image de la comète C/2017 E4 (Lovejoy) prise le 30 mars 2017 par Gianluca Masi avec le Virtual Telescope. Crédit : Gianluca Masi, Virtual Telescope

Contrairement à la comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresák, C/2017 E4 (Lovejoy) n’est visible que le matin. Elle passe actuellement de la constellation du Petit Cheval à celle de Pégase, et se présente sous la forme d’une boule floue légèrement allongée.

Trajectoire apparente de la comète C/2017 E4 (Lovejoy). Crédit : Seiichi Yoshida

 

Vénus, étoile du soir… et du matin !

A partir d’aujourd’hui, et pendant quelques jours, Vénus devrait être le premier astre à apparaître dans le ciel du soir… et le dernier à disparaître dans le ciel du matin (si on oublie la Lune) ! Et ce alors qu’elle est très proche du Soleil ! Comment est-ce-possible ?

Dans 5 jours, le 25 mars 2017, Vénus, deuxième planète du Système solaire, va passer en « conjonction inférieure » avec le Soleil. Ce terme barbare désigne en fait simplement le fait qu’elle va passer entre le Soleil et la Terre (Vénus, comme Mercure, circulent sur des trajectoires plus proches du Soleil que la Terre). C’est ce phénomène, appelé « conjonction inférieure » qui explique son apparence actuelle : Vénus, dans un instrument d’astronomie, est actuellement très grande, et se présente sous forme d’un fin croissant, équivalent à ceux observés avec la Lune quelques dizaines d’heures avant et après la Nouvelle Lune. Ce qui est normal, puisque Vénus passant entre nous et le Soleil, elle nous présente sa face non-éclairée.

Observerons-nous donc une Nouvelle Vénus dans quelques jours, ou un passage de Vénus devant le Soleil ? Non. Les passages (« transits » de Vénus devant le Soleil sont rarissimes. Les deux derniers ont eu lieu les 8 juin 2004 et 6 juin 2012. Et les prochains auront lieu… en 2117 et 2125 ! Donc Vénus ne passera pas devant le disque solaire. Elle passera au-dessus (au Nord) du limbe de notre étoile. C’est pourquoi elle ne disparaîtra pas complètement. Qui plus est, son passage sera tellement au Nord du Soleil, qu’elle restera sous forme d’un fin croissant visible, qui va doucement passer du limbe Ouest de la planète… au limbe Est, en passant par le Sud !

Evolution du fin croissant vénusien, du 11 au 19 mars 2017, photographié par Shahrin Ahmad. On voit clairement le croissant s’affiner et se décaler vers le limbe Sud de la planète. Dans quelques jours, il aura fait une transition complète jusqu’au limbe Est ! Crédit : Shahrin Ahmad.

Et c’est à cette occasion également, que Vénus, encore surnommée par erreur « l’étoile du Berger » (car, hormis la Lune, c’est le premier objet à être visible le soir après le coucher du Soleil, ou le dernier visible avant le lever du Soleil le matin, quand elle est visible), pourra être visible le soir… et le matin ! Car elle est tellement haute, qu’elle se couchera suffisamment tard après le coucher de Soleil pour devenir visible sur le fond de ciel, et qu’elle apparaîtra le matin avant le lever du Soleil ! Cette double visibilité de Vénus sera observable jusqu’au 24.

Alors que Vénus plonge vers le Soleil dans le ciel du soir, elle s’en extirpe le matin. Résultat, la brillante planète est visible pendant 4 jours, du 20 au 24 mars, à la fois le soir et le matin ! Et elle sera d’autant plus haute le matin, qu’elle sera basse le soir… Crédit : Guillaume Cannat/Le Guide du Ciel 2016-2017/amds

Ensuite, il ne sera plus possible de l’observer dans le ciel du soir, et elle sera définitivement devenue l’astre du matin. Son croissant devrait alors reprendre de l’embonpoint petit à petit, au fur et à mesure qu’elle va s’éloigner du Soleil…

Le retour du Messager des dieux

Vous ne l’avez probablement pas encore vu… Et pourtant, il revient ! Si vous dirigez votre regard vers l’horizon ouest, après le coucher du Soleil, vous verrez l’éclatante Vénus, et, émergeant légèrement de l’horizon, un autre point brillant : c’est Mercure, qui revient dans le ciel du soir, où elle résidera jusqu’au début du mois d’avril.

Alors que l’extrêmement fin croissant de Vénus est en train de plonger en direction du Soleil (attention, le plongeon n’est qu’apparent), un petit point brillant et plus discret (il est 11 fois moins brillant) est en train, lui de s’extirper de l’horizon, pour monter dans le ciel du soir : c’est Mercure ! Qui fait donc son retour dans le ciel du soir, et sera visible jusqu’aux environs du 10 avril.

Graphique explicitant les positions relatives des planètes internes (Mercure et Vénus) par rapport à la Terre et au Soleil, et montrant l’origine des phases que l’on observe.

Comme les deux astres sont en même temps dans le ciel du soir pendant un peu moins d’une semaine, c’est l’occasion de faire un tout petit rappel sur la mécanique céleste, et un peu de comparaisons sur l’apparence de ces deux planètes internes du Système solaire (leurs orbites sont localisées entre nous et le Soleil). Vénus est actuellement sur le point de passer en conjonction inférieure : elle va passer entre nous et le Soleil dans quelques jours. Sa distance à la Terre est donc minimale, et elle nous présente sa face non-éclairée. Conséquences : son disque est très grand en diamètre apparent (puisqu’elle est proche) et elle se présente sous forme d’un croissant très fin ! Mercure, par contre, sort tout juste de sa conjonction supérieure avec le Soleil : il était à l’opposé de nous par rapport au Soleil. Conséquences : elle est petite (car bien plus éloignée, et même plus petite en diamètre réel que Vénus), et surtout, elle se présente sous forme d’un disque quasi-complet, qui va se réduire pour devenir un Dernier Quartier, début avril.

Le fin croissant de Vénus s’affine de jour en jour, alors qu’elle plonge littéralement vers le Soleil. Crédit : Raffaello Lena.

En attendant, n’hésitez pas et profitez des soirées à venir pour observer ces eux planètes plus proches du Soleil que nous dans le ciel du soir. Le rapprochement entre les deux planètes sera maximum dans la soirée de samedi 18 mars. Et même si les deux planètes seront tout de même relativement éloignée, c’est une bonne occasion d’essayer de photographier les deux sur une même image ! Horizon ouest dégagé largement recommandé et ciel transparent de rigueur !

Une comète accessible aux jumelles !

Ça y est, elle devient accessible ! La comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresák est désormais accessible aux jumelles et… elle ne se couche plus, et est donc accessible aux astronomes toute la nuit. En attendant son passage rapproché, à la fin du mois !

La comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak photographiée par Chris Schur le 16 mars 2017, alors qu’elle passait à proximité de la galaxie NGC 3198. Crédit: Spaceweather, Chris Schur

Les dernières observations sont unanimes : la comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresák brille désormais d’une magnitude d’environ +8, et elle est localisée entre les pattes avant et les pattes arrière de la constellation de la Grande Ourse ! Conséquences : elle devient désormais accessible aux jumelles, et elle est circumpolaire, c’est-à-dire qu’elle ne se lève ni ne se couche de la nuit (et du jour) ! Un avantage non-négligeable, qui permet de l’observer lorsque la Lune est absente du ciel, et au moment le plus opportun de la nuit !

Les images récentes de la belle chevelue montrent qu’elle commence à se teinter de vert, ce qui est signe qu’elle est de plus en plus proche… Et cela ne va pas s’arrêter là, puisqu’elle est en train de se rapprocher de notre planète, dont elle va s’approcher à une distance d’environ 21 millions de kilomètres les 31/03-01/04/2017. Une grande distance, mais un saut de puce à l’échelle du Système solaire ! Les prévisions les plus optimistes laissent à penser qu’elle pourrait alors être à la limite de la visibilité à l’œil nu. Nous verrons ! En attendant, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil à la petite comète qui va traverser la Grande Ourse, puis le Dragon, au cours des semaines à venir ! Et ne manquez surtout pas la rencontre de la comète avec une galaxie (M109, la galaxie de la planche de surf) et une nébuleuse planétaire (M97, la nébuleuse du Hibou) dans la nuit du 21 au 22 mars !