Le Printemps des Comètes

45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova, 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak, C/2017 E4 (Lovejoy), C/2015 V2 (Johnson)… Ces petits matricules et noms ne vous disent rien ? Alors c’est que vous avez dû manquer le début du festival des comètes du printemps ! Mais pas d’inquiétudes, rien n’est perdu, car une dernière comète traîne sa queue dans le ciel : C/2015 ER61 (Pan-STARRS) ! A vos jumelles !

La comète C/2015 ER61 (PanSTARRS), photographiée le 6 mai 2017 par Damian Peach. Crédit image : Damian Peach

Aujourd’hui, 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova est devenue une petite tâche floue insignifiante et difficile à observer, même dans des instruments de taille conséquente. 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak est quant à elle toujours observable dans la constellation de la Lyre, mais elle est très large et peu condensée : grand diamètre et grand champ indispensables pour espérer l’observer sereinement ! C/2017 E4 (Lovejoy) a également largement perdu en luminosité…

La comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak, photographiée le 5 mai 2017 par Yasushi Aoshima. Crédit image : Yasushi Aoshima, Spaceweather

Ne restent donc que : C/2015 V2 (Johnson), qui se promène actuellement dans le Bouvier, et est visible quasiment toute la nuit comme une tache floue qui continue de grimper doucement en magnitude (elle est actuellement entre magnitude +8 et +9), et surtout, la plus brillante du moment, C/2015 ER61 (Pan-STARRS) !

C/2015 V2 (Johnson), par sa position, est plus facile à observer. Elle est visible toute la nuit et relativement haute dans le ciel. issue du nuage de Oort, elle ne repasse dans le voisinage de notre planète que tous les 7 millions d’années environ… Donc profitez-en ce mois-ci, car il est peu probable que vous la revoyiez ! Une bonne paire de jumelles permet déjà de la repérer, au Nord-Est de la Tête du Bouvier, comme une boule floue cotonneuse.

La comète C/2015 V2 (Johnson), photographiée le 1er mai 2017 par Raffaele Esposito. Crédit image : Raffaele Esposito, Spaceweather

C/2015 ER61 (PanSTARRS), pourtant plus brillante d’une magnitude (elle n’est pas loin d’être à son maximum de luminosité, entre +7 et +7.5), nécessite un peu plus de recherches et d’efforts que sa camarade chevelue. Tout d’abord, parce qu’elle est localisée dans la constellation du Bélier. Et par conséquent, n’est visible que le matin. Ensuite parce qu’elle monte bien moins haut dans le ciel, puisqu’elle n’est qu’à une trentaine de degrés de hauteur, au mieux de sa visibilité, vers 3h TU. A noter que lors de sa découverte, les astronomes ont cru que cet objet était un astéroïde (d’où son matricule ER61, qui correspond à ceux donnés aux astéroïdes), avant que sa nature cométaire ne soit révélée. Et également que C/2015 ER61 (PanSTARRS) est une comète à longue période, mais plus courte quand même que C/2015 V2 (Johnson) : elle reviendra normalement dans à peu près 19 000 ans ! Mais c’est tout de même probablement la dernière occasion de l’observer cette année pour les Terriens !

Deux belles petites comètes accessibles, donc, à observer dès que la Lune nous laisse le ciel noir ! N’hésitez pas à réserver une soirée, matinée, ou nuit d’observation, où vous voulez, quand vous voulez, pour observer les deux visiteuses avant qu’elles ne repartent vers les confins du Système solaire !

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Une comète accessible aux jumelles !

Ça y est, elle devient accessible ! La comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresák est désormais accessible aux jumelles et… elle ne se couche plus, et est donc accessible aux astronomes toute la nuit. En attendant son passage rapproché, à la fin du mois !

La comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak photographiée par Chris Schur le 16 mars 2017, alors qu’elle passait à proximité de la galaxie NGC 3198. Crédit: Spaceweather, Chris Schur

Les dernières observations sont unanimes : la comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresák brille désormais d’une magnitude d’environ +8, et elle est localisée entre les pattes avant et les pattes arrière de la constellation de la Grande Ourse ! Conséquences : elle devient désormais accessible aux jumelles, et elle est circumpolaire, c’est-à-dire qu’elle ne se lève ni ne se couche de la nuit (et du jour) ! Un avantage non-négligeable, qui permet de l’observer lorsque la Lune est absente du ciel, et au moment le plus opportun de la nuit !

Les images récentes de la belle chevelue montrent qu’elle commence à se teinter de vert, ce qui est signe qu’elle est de plus en plus proche… Et cela ne va pas s’arrêter là, puisqu’elle est en train de se rapprocher de notre planète, dont elle va s’approcher à une distance d’environ 21 millions de kilomètres les 31/03-01/04/2017. Une grande distance, mais un saut de puce à l’échelle du Système solaire ! Les prévisions les plus optimistes laissent à penser qu’elle pourrait alors être à la limite de la visibilité à l’œil nu. Nous verrons ! En attendant, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil à la petite comète qui va traverser la Grande Ourse, puis le Dragon, au cours des semaines à venir ! Et ne manquez surtout pas la rencontre de la comète avec une galaxie (M109, la galaxie de la planche de surf) et une nébuleuse planétaire (M97, la nébuleuse du Hibou) dans la nuit du 21 au 22 mars !

Comète 45P: un passage rapproché discret…

Oubliez les articles mettant en avant le passage rapproché de la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdušáková la nuit prochaine (du 10 au 11 février) avec des images de comètes flamboyantes, visibles à l’œil nu, avec des queues s’étirant sur la moitié du ciel. Car même si la comète qui doit nous rendre visite sera la 13ème plus proche jamais observée depuis environ 1950, il y a fort à parier… que presque personne ne la verra.

Dans la nuit du 10 au 11 février, la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdušáková va donc passer à moins de 13 millions de kilomètres de la Terre ! A une échelle humaine, ça paraît énorme, mais aux échelles du Système solaire, c’est un saut de puce. Un tout petit saut de puce, puisque ce passage sera le 13ème plus proche jamais observé depuis le début des observations systématiques du ciel (et donc des comètes), c’est-à-dire la moitié du XXème siècle. A noter, d’ailleurs, que le 5ème passage le plus proche est à décerner… à la même comète, qui était passée à moins 9 millions de kilomètre en août 2011 !

La comète 45P/ telle qu'elle se présentait le 31 décembre 2016. Crédit : Michael Jaeger

La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova telle qu’elle se présentait le 31 décembre 2016. Crédit : Michael Jaeger

Mais cette fois-ci, le spectacle risque fort de passer inaperçu. On est très loin des images montrant la comète telle qu’elle était mi-décembre, avec une superbe queue, et une magnitude proche de +6 qui la rendait presque visible à l’œil nu début janvier, avant qu’elle ne disparaisse du ciel, car trop proche du Soleil. Depuis son retour dans le ciel du matin, la comète s’est éloignée du Soleil : sa queue a disparu, et elle se présente désormais sous la forme d’une boule floue verdâtre moins brillante qu’attendu. Qui plus est, elle est extrêmement diffuse, et même par des cieux bien noirs (c’est-à-dire sans Lune), les observateurs ont du mal à la distinguer sur le fond de ciel. Et comme vous avez pu le lire dans l’article précédant, si la Lune s’éclipse dans la nuit du 10 au 11, c’est qu’elle est Pleine… Donc très brillante, et présente toute la nuit.

La comète 45P/ telle qu'elle se présentait le 7 février dernier. Crédit : Bill Williams

La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova telle qu’elle se présentait le 7 février dernier. Crédit : Bill Williams

Il y a donc malheureusement fort à parier que très peu arriveront à observer la belle chevelue (mais sans cheveux) la nuit prochaine. Néanmoins, l’information de son passage rapproché mérite un article ! Et il faudra désormais patienter, et attendre que la Lune veuille bien nous laisser un peu de ciel noir quand la comète est dans le ciel pour espérer l’observer de nouveau. Cela devrait arriver d’ici une petite semaine. Mais d’ici-là, la comète se sera éloignée de nous, et aura perdu en luminosité ! Des fois, le ciel ne fait pas les choses comme on l’aimerait !

La comète de Noël est de retour pour la Saint-Valentin !

Nous en avions déjà parlé au mois de décembre, puis elle avait disparu des écrans radar alors qu’elle se rapprochait du Soleil. Mais maintenant, ça y est, elle est de retour ! La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova va être de retour dans le ciel du matin, avant son passage rapproché de la Terre, le 11 février prochain !

Photographie de la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova prise par Piotr Dzikowski le 9 janvier 2017. la comète a depuis disparu du ciel, car trop proche du Soleil, mais devrait réapparaître dès maintenant dans le ciel du matin ! Crédit : Piotr Dzikowski

Photographie de la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova prise par Piotr Dzikowski le 8 janvier 2017. la comète a depuis disparu du ciel, car trop proche du Soleil, mais devrait réapparaître dès maintenant dans le ciel du matin ! Crédit : Piotr Dzikowski

Les dernières observations la concernant remontent aux soirées du 9 janvier. Depuis, la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova s’était rapproché (de manière apparente, car son passage au plus près du Soleil avait eu lieu le 31 décembre 2016) de notre étoile, et ne pouvait être observable. Mais cette période de disette va avoir une fin, puisqu’elle devrait être prochainement observable sous no cieux ! Elle va alors grimper avec une trajectoire quasi-verticale dans le ciel, et son mouvement va s’accélérer pour être maximum le 11 février prochain, date à laquelle elle passera au plus près de la Terre, à moins de 13 millions de kilomètres de notre planète. Les premières observations vont permettre de déterminer la luminosité qu’a la comète actuellement, et nous permettra peut-être d’extrapoler plus précisément sur celle qu’elle devrait avoir lors de son périgée. Dans tous les cas, ils ne faudra pas s’attendre à une comète très brillante, mais elle devrait être observable aux jumelles, même si la Lune, Pleine le 11 également (et en éclipse partielle par la pénombre), sera une gêne majeure. En attendant, il ne faut pas hésiter à tenter d’observer la petite boule floue du matin !

Une des dernières photographies de la comète C/2016 U1 (NEOWISE) prise par Jurak Hanula le 7 janvier 2017. La comète a depuis disparu du ciel, car trop proche du Soleil, mais devrait réapparaître dès lundi dans le ciel du soir...depuis l'hémisphère Sud seulement. Crédit : Juraj Hanula

Une des dernières photographies de la comète C/2016 U1 (NEOWISE) prise par Jurak Hanula le 7 janvier 2017. La comète a depuis disparu du ciel, car trop proche du Soleil, mais devrait, contre toutes attentes, réapparaître dès lundi dans le ciel du soir… depuis l’hémisphère Sud seulement. Crédit : Juraj Hanula

A noter également que, contre toutes attentes, la comète C/2016 U1 (NEOWISE), qui était également observable le matin en décembre dernier depuis nos latitudes (et jusqu’au 7 janvier), a survécu à son passage au périhélie, alors que tous les astrophysiciens imaginaient qu’elle allait se désintégrer lors de ce passage rapproché, le 14 janvier, à moins de 50 millions de kilomètres du Soleil. Elle devrait redevenir observable à partir de lundi 6 février dans le ciel du soir… mais uniquement pour les observateurs de l’hémisphère Sud !

Vénus et Neptune au coude-à-coude

L’une monte dans le ciel, quand l’autre descend… L’une est l’objet le plus lumineux du ciel (après la Lune et le Soleil), l’autre demande de bonnes jumelles ou une instrument astronomique pour la déceler. L’une est rocheuse, l’autre gazeuse. Vénus et Neptune, que tout semble séparer, seront ce soir au coude-à-coude dans le ciel !

Vénus et Mars dans le ciel du soir, le 6 janvier 2017. Crédit : Karl Antier, Le Comptoir des Étoiles

Vénus et Mars dans le ciel du soir, le 6 janvier 2017. Ce soir, la position des deux planètes sera presque identique, et Neptune sera blottie contre le phare vénusien. Crédit : Karl Antier, Le Comptoir des Étoiles

C’est à une nouvelle visite que doit se préparer Neptune ce soir ! Après le rapprochement serré avec Mars en début de mois, c’est maintenant une autre planète, Vénus, qui va se rapprocher de la géante gazeuse bleue ce soir (12 janvier 2017) ! Alors que la Lune, Pleine quelques heures plus tôt, se lèvera au-dessus de l’horizon Est, c’est à l’opposé que vous devrez tourner vos regards pour retrouver les trois (et même quatre, avec Uranus, un peu plus éloignée) planètes du soir. Il va vous être difficile de ne pas trouver Vénus, phare étincelant de la soirée ! Un peu plus haut, et plus à l’Est, Mars est également visible, comme un petit point rougeâtre. Enfin, pour repérer Neptune, il faut s’armer d’une paire de jumelles, ou d’un instrument d’astronomie, et le pointer vers Vénus. La petite bille bleue de la géante gazeuse devrait alors se trouver dans le champs ! Reste à la trouver…

La proximité entre les deux planètes ne sera cependant qu’apparente ! Si dans le ciel, elle semblent n’être qu’à à peine plus d’un diamètre apparent lunaire de distance, en réalité, elles sont séparées de… 4 473 000 000 de kilomètres (près de 4.5 milliards de kilomètres) ! Ce qui explique aisément que Vénus soit 90 000 fois plus brillante, alors que son diamètre est 4 fois moindre que la géante gazeuse (12 100 km pour Vénus, contre 49 500 km pour Neptune). Une belle occasion, donc, de mettre tous ces paramètres en perspective !

L’observation du rapprochement planétaire de ce soir peut également être l’occasion de jeter un dernier coup d’œil (ou du moins de jumelles) à la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova, puisque cette dernière va désormais s’enfoncer dans l’horizon, pour ne réapparaître que début février, dans le ciel du matin !

 

La comète du Réveillon !

Elle est discrète, et parfois difficile à saisir dans les lueurs du crépuscules, et pourtant, elle est là, et sera probablement la vedette cométaire du début de l’année à venir. La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova est passée ce matin, vers 6 h, à son point le plus proche du Soleil (le périhélie**). Elle sera encore visible quelques soirées, avant de disparaître, pour réapparaître en février, lors de son passage rapproché de notre planète !

La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova photographiée dans le champ C3 du satellite SOHO lors de son passage au périhélie, en 1996. La comète est dans la partie supérieure de l'image, à presque mi-distance entre le Soleil et le bord de l'image. Crédit : SOHO, NASA.

La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova photographiée dans le champ C3 du satellite SOHO lors de son passage au périhélie, en 1996. La comète est dans la partie supérieure de l’image, à presque mi-distance entre le Soleil et le bord de l’image. Crédit : SOHO, NASA.

Cet événement est peut-être annonciateur du premier semestre 2017 qui devrait, contrairement à l’année bientôt passée, être riche en comète relativement brillantes et accessibles, même dans les petits instruments amateurs. Cela commencera donc par 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova, mais cette dernière sera accompagnée, au cours des mois à venir, par C/2016 U1 (NEOWISE) (déjà observable le matin, jusqu’en janvier), 2P/Encke (en février et mars), 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak (de février à mai), C/2015 V2 (Johnson) (de mars à août) et C/2015 ER61 (PanSTARRS) (d’avril à juillet) ! De belles comètes en perspective, aucune d’elle n’étant prédite pour atteindre des luminosités extraordinaires, mais a priori toutes accessibles, même avec une simple paire de jumelles.

La comète qui nous intéresse, 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova, est exceptionnelle pour un autre titre que sa luminosité, qui ne devrait pas non plus être extraordinaire : elle passera relativement près de la Terre le 11 février 2017 ! Sa distance sera tout-de-même relativement grande puisqu’elle sera de 0.0832 Unité Astronomique* (UA), soit 12.5 millions de kilomètres. Elle ne sera pas très brillante à ce moment-là, mais elle sera tellement proche que son déplacement sur le fond de ciel devrait être facilement visible en quelques dizaines de minutes. Son noyau, d’environ 1 km de diamètre, passe au plus près du Soleil (et au passage de notre planète), tous les 5.25 ans environ. Son dernier passage était également un passage rapproché, puisqu’elle était passée à 0.0600 UA (environ 9 millions de kilomètres) de la Terre le 15 août 2011.

La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova photographiée par Michael Jaeger le 1er octobre 2011, lors de son dernier passage au plus près de la Terre et du Soleil. Crédit : Michael Jaeger.

La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova photographiée par Michael Jaeger le 1er octobre 2011, lors de son dernier passage au plus près de la Terre et du Soleil. Crédit : Michael Jaeger.

En attendant ce prochain passage rapproché, n’hésitez pas à nous contacter dès les premiers jours de janvier, pour tenter l’observation de ce petit objet ! Loin d’être visuellement extraordinaire, du fait de sa proximité de l’horizon et des lueurs du crépuscules, c’est cependant un objet toujours intéressant à observer, d’autant que le ciel du soir est actuellement très riche, entre conjonctions planétaires (Vénus, Mars, Neptune, Lune) et objets célèbres (galaxie d’Andromède, nébuleuse d’Orion, amas ouverts en tous genres) qui permettront de compléter la soirée d’observation !

La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova photographiée par Terry Lovejoy le 27 décembre dernier. Crédit : Terry Lovejoy.

La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova photographiée par Terry Lovejoy le 27 décembre dernier. Crédit : Terry Lovejoy.

Notes:

*Unité Astronomique : distance moyenne entre la Terre est le Soleil, soit très exactement 149 597 871 km
**périhélie : point de passage d’un objet du Système solaire (comète, planète, astéroïde) au plus près du Soleil

Fin sourire lunaire du soir

Inobservable hier, car étant Nouvelle, la Lune va désormais réapparaître dans le ciel. Et ce, dès ce soir, le 30 décembre 2016, sous forme d’un fin croissant âgé de 34 heures, qui devrait être observable au-dessus de l’horizon Sud-Ouest. 30 à 45 minutes après le coucher du Soleil, il devrait être relativement facile à repérer quelques degrés au-dessus de la ligne d’horizon : à condition, donc, que ce dernier soit bien dégagé, et que le ciel ne soit pas trop brumeux ou nuageux !

Le fin croissant de Lune photographié depuis le Japon le 28 décembre 2016 par Shiraishi, juste avant qu'elle ne disparaisse pour devenir Nouvelle... Crédit: Shiraishi

Le fin croissant de Lune photographié depuis le Japon le 28 décembre 2016 par Shiraishi, juste avant qu’elle ne disparaisse pour devenir Nouvelle… Crédit: Shiraishi

Que l’observation du croissant lunaire soit un succès ou pas, la soirée peut de toutes façons être dédiée à l’observation planétaire ! Car outre la Lune, vous devriez repérer sans peine l’éclatante Vénus, plus haute dans le ciel, qui irradie de sa lumière tel un phare ! Et un peu plus au Nord-Est, vous devriez repérer un petit point rouge, moins lumineux : c’est Mars. Et pour les astronomes en herbe équipés de jumelles et d’une bonne carte, une autre planète est observable à proximité de Mars : Neptune, dont la planète rouge devrait continuer de s’approcher, jusqu’à un rapprochement très serré le 1er janvier 2017 ! Enfin, encore plus à l’Ouest, dans la constellation des Poissons, Uranus est également observable aux jumelles (voire à l’œil nu dans des cieux bien noirs et protégés de toute pollution lumineuse).

Image composite des planètes Vénus, Mars et Neptune photographiées le 29 décembre 2016. Crédit: Karl Antier, Le Comptoir des Étoiles.

Image composite montrant les positions relatives des planètes Vénus, Mars et Neptune photographiées le 29 décembre 2016. Crédit: Karl Antier, Le Comptoir des Étoiles.

Enfin, pour ceux qui souhaitent observer des objets plus éphémères, la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova est également observable, quelques degrés sous Vénus, après le coucher du Soleil, pendant quelques dizaines de minutes avant qu’elle ne se couche. Le fond du ciel est encore lumineux, mais elle développe actuellement une jolie queue très fine, alors que son passage au plus près du Soleil est programmé pour demain !

La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova photographiée par le Dr Paolo Candy, le 29 décembre 2016. Crédit: Paolo Candy.

La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova photographiée par le Dr Paolo Candy, le 29 décembre 2016. Crédit: Paolo Candy.